Pour beaucoup d’entre nous, faire une ou quelques erreurs, nous renvoie à l’échec… Cependant, quand un tout-petit commence à faire ses premiers pas et qu’il tombe, personne ne s’étonne, au contraire, tout le monde l’encourage à se relever et à recommencer !

L’erreur, c’est l’instant où commence le vrai apprentissage … Grâce à Elle, il sera possible de saisir très exactement ce qui n’a pas été compris et donc d’aider efficacement l’enfant ! L’adulte devra alors se poser une multitude de questions au sujet de l’enfant : a-t-il mis du sens sur l’apprentissage ? Est-ce simplement un ajustement ? Un manque d’entraînement ? Une mauvaise habitude ? Au contraire, faut-il tout revoir en contournant les difficultés ?  L’erreur va donc nous permettre d’expliquer AUTREMENT à l’enfant : en utilisant d’autres mots, d’autres techniques, en reprenant profondément les compétences à travailler. Bref, nous pourrons penser : « Grâce à ton erreur, je vais pouvoir comprendre comment tu fonctionnes et t’aider à acquérir une nouvelle compétence ».

N’oublions pas que de façon spontanée, l’enfant expérimente. Dès lors, il procédera par tâtonnements, il essaiera encore et encore (d’où la grande importance du fameux « cahier d’essais »), fera des erreurs et devra recommencer. Or, si l’erreur est sanctionnée, il ne recommencera pas ou pire, il se bridera sur les expériences à venir.

Il est donc primordial que l’adulte lui ouvre la voie de l’expérimentation en encourageant l’erreur et en démontrant à l’enfant que c’est là le véritable travail qui commence et qui le mènera à sa future Réussite.

Pour conclure, disons à notre Roudoudou : « Waouh ! C’est chouette ! Tu as fait une erreur ! ». Et youpi tralala !!

Marie, enseignante spécialisée.

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