Je me disais la semaine dernière qu’il fallait absolument écrire un article sur la confiance en soi sur ce blog ! Alors, vite, vite, vite … Mais attention, pas si vite que ça, cet aspect est trop important pour être traité à la légère.

Pour commencer, sachez que pour avoir confiance en soi, il faut avoir une bonne estime de soi (enfin … pas trop non plus ! Sinon, on attrape la grosse tête et on fait n’importe quoi …).

C’est quoi l’estime de soi ? Pour être rapide, l’estime de soi, c’est en quelque sorte l’image que nous avons de nous-même (elle se définit donc en terme de valeurs, ce qui sous-entend que c’est intimement lié à notre histoire personnelle).

C’est quoi la confiance en soi ? C’est ce que nous sommes capables de faire selon nos capacités.

Cela signifie que, meilleure sera notre estime de nous-mêmes meilleure sera notre confiance en nous ce qui nous permettra de braver tous les dangers (scolaires … évidemment). Parallèlement, si nous avons une mauvaise estime de nous-mêmes, nous penserons que nous n’aurons pas les capacités pour faire ce qui nous est demandé, CQFD (l’enfant qui refuse de faire …).

DONC, avoir confiance en soi permettra de :

  • Ne pas avoir peur.
  • Braver tous les défis.
  • Se surpasser.
  • Accepter les critiques.
  • Et ainsi de progresser.

Comprenez-vous ainsi mieux les enjeux de cet aspect au sein des apprentissages ? Concrètement, la confiance en soi, ça commence à la maison puis est relayé à l’école :

  • Côté maison, chers parents, portons de l’attention à notre enfant et donnons-lui de notre temps même si ce temps est limité et commençons par lui demander ce qu’il a fait à l’école. Concrètement, pour l’aider à prendre confiance en lui dès le plus jeune âge :
  • Listons ses talents.
  • Aidons-le à mener son activité jusqu’à la fin : terminer son coloriage, son puzzle …
  • Donnons-lui des responsabilités : mettre la table, ranger sa chambre, faire son lit (attention, parents perfectionnistes ! Ne refaites pas derrière votre enfant – et je sais de quoi je parle – tant pis si le lit n’est pas à la hauteur de nos espérances … ce sera mieux demain !).
  • Laissons-le trouver des solutions tout seul à des soucis du quotidien ou à des petits problèmes : comment ouvrir cette porte ? Comment fonctionne cette lampe ?
  • Soyons présent à ses côtés pour lui apporter de l’aide, pour l’accompagner dans sa démarche tout en verbalisant afin qu’il puisse refaire seul la prochaine fois.
  • Encourageons-le : là, je vous encourage vivement à consulter l’article / 30 propositions pour encourager efficacement /.
  • Côté école/collège: il sera important de mettre l’enfant en réussite dans ses apprentissages d’où la nécessité d’adapter la pédagogie et d’adopter les bons outils.
  • Un travail en numération avec un enfant porteur de dyscalculie ? Que nenni, donnons-lui sa règle numérique !
  • Une dictée avec un enfant porteur de dysorthographie ? Que nenni, fournissons-lui son répertoire personnalisé de mots !

Il sera également important de notifier en premier lieu les réussites de l’enfant en tenant à jour une liste des compétences acquises par l’enfant qu’il pourra lui-même remplir avec l’enseignant en repérant les exercices réussis. Puis, il faudra valoriser le statut de l’erreur en verbalisant son importance et ses enjeux (voir article Chouette, une erreur !). Donc, encourageons, positivons, applaudissons : l’exercice est faux ? « Houlalalala mais qu’est-ce que tu as bien présenté ! Quels progrès tu as fait en écriture ! Et en plus, tu as fait ton exercice TOUT SEUL ! Nous reverrons ensemble plus tard ce qui a été difficile pour toi. »

Bref, pratiquons la pédagogie positive (inspirée de l’éducation positive). Je vous ferai un petit article à ce sujet plus tard, promis.

Vous l’aurez compris, sans confiance en lui, il sera difficile pour l’élève/enfant de progresser dans ses apprentissages.

Voili, voilà !

 

Marie, enseignante spécialisée.

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