Les neurosciences affectives permettent de mieux comprendre le fonctionnement cérébral en relation avec les autres, avec les émotions. Elles sont à distinguer des neurosciences cognitives que je n’évoquerais pas dans cet article.

Différentes études ont pu montrer que la région cérébrale des émotions est activée quand on apprend. Les émotions seraient donc au coeur des apprentissages.

Dans les premières années de vie, l’enfant s’émerveille d’un rien, se met en mouvement à la moindre occasion et part à la conquête du monde, tel un aventurier… Le tout-petit n’a pas la notion du temps et des impératifs : il prend simplement plaisir à explorer, manipuler, tester, bouger… dans le temps présent, au gré de ses intérêts. A travers le jeu, il découvre et s’approprie le monde. Il peut rester un long moment à répéter inlassablement une même expérience, un même geste… Il développe alors sa concentration.

On soulignera donc l’importance d’un cadre bienveillant : qui respecte voire facilite ses intérêts, qui le soutient dans ses activités d’exploration….

Dans un milieu bienveillant, l’enfant sécrète des hormones telles que l’ocytocine, la dopamine, l’endorphine et la sérotonine. Ces hormones vont faciliter les apprentissages et la mémoire.

Les émotions positives vont déclencher la sécrétion d’une molécule BDNF (Brain-Derived Neutrophic Factor) qui favorise les connexions neuronales.

En revanche, le stress va venir troubler les circuits cérébraux. L’enfant qui a peur de ne pas savoir, l’enfant qui manque de confiance en lui ou qui se retrouve dans des situations malveillantes (harcèlement…) aura plus de mal dans les apprentissages car les molécules sécrétées ne permettront pas la multiplication neuronale.

Plusieurs études ont prouvé la corrélation entre le bien-être scolaire et les résultats. Je finirais cet article par une expérience qui a été faite sur 2 groupes d’une même classe. Chaque groupe avait 3 exercices. Pour le premier groupe : les deux premiers exercices étaient plutôt faciles tandis que pour le deuxième groupe les deux premiers exercices mettaient davantage les enfants en échec. Mais les deux groupes avaient le même exercice final. Ce dernier exercice a été largement échoué pour le deuxième groupe, en échec dès le début de la copie, tandis qu’il était bien réussi pour le premier groupe, mis en confiance.

Pour en savoir plus, je vous invite fortement à lire le livre « Vivre heureux avec son enfant » de Dr. Catherine GUEGUEN.

Blandine LIGNEY
Psychomotricienne

 

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