La Communication Non Violente (CNV) ou Communication Bienveillante est une éducation qui s’appuie sur la confiance et le positif pour faire ressortir le meilleur de chaque être humain. Il s’agit de mettre l’accent sur la qualité de la relation : avoir une écoute empathique, une attitude chaleureuse et encourageante et d’être dans le non-jugement.

Qui est à l’origine de la CNV ?
C’est un psychologue humaniste américain qui en est à l’origine : Carl Rogers (1902-1987). Mais c’est son élève Marshall Rosenberg (1934-2015) qui sera le porte-parole de cette CNV dans le monde entier.

Qu’apporte la CNV ?
Voici quelques données issues des neurosciences :

CNV

Ainsi, on comprend toute l’importance d’une communication bienveillante pour l’épanouissement de l’être humain.
Dans la CNV, on met également l’accent sur la reconnaissance et la mise en mots des émotions. En effet, parler de ses émotions permet de calmer l’amygdale (centre de la peur) et ainsi de diminuer le stress.
S’amuser, jouer, rire, bouger active la sécrétion de la protéine BDNF qui stimule la prolifération des neurones. Le stress, lui, va au contraire diminuer la sécrétion de BDNF ce qui pourrait être à l’origine de troubles psychiatriques. En effet, les disputes, les violences… vont entraîner des anomalies de la substance blanche (axones des neurones) à l’origine de dépression, d’anxiété, de somatisation ou de troubles dissociatifs (troubles de l’identité, dépersonnalisation).

Expériences scientifiques d’illustration :
Une chercheuse de Melbourne a fait une expérience sur 188 adolescents. Elle a montré que lorsque la mère soutient et encourage, elle augmente chez son ado ses capacités d’empathie, d’affection, de prise de décision, de régulation des émotions et développe son sens moral (on retrouve le tableau ci-dessus).
Une chercheuse à Bestheda a quant à elle montré que lorsque des enfants étaient exposés à des films ou jeux violents, ils développaient des comportements agressifs.

Que faire lorsque l’on a dérapé ?
La CNV n’est pas innée, elle s’apprend. Il peut arriver, à n’importe qui, de déraper, d’avoir des mots qui dépassent notre pensée, de s’emporter… Souvent l’adulte éprouve alors de la culpabilité et ne sait plus comment revenir en arrière. Comment réagir après-coup ?
Il va être important d’en parler à l’enfant (ou l’adulte). Il faut reconnaître qu’on a dépassé les bornes, qu’on s’est laissé submerger par l’émotion. Puis s’en excuser. Certains parents craignent de perdre leur autorité. Au contraire, ceci est très éducatif pour les enfants. C’est rassurant de savoir que même les adultes font aussi des erreurs et cela implique un plus grand respect. Ils peuvent alors prendre exemple lorsqu’ils feront des erreurs à leur tour.

Pour en savoir plus, je vous recommande le livre de Catherine Gueguen « Vivre heureux avec son enfant ».

Blandine LIGNEY
Psychomotricienne

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