Avec l’article La Communication Non violente (CNV) : Qu’est-ce que c’est ? vous avez maintenant compris ce qu’est la CNV et son intérêt.

Vous vous demandez maintenant comment la mettre en pratique, concrètement ?

Afin de favoriser le dialogue et l’échange et ainsi éviter les conflits et la dévalorisation, la communication se base sur 4 étapes, schématisées par le bonhomme ci-dessous :

OSBD

  1. Observer : dans cette première étape, vous allez décrire ce que vous voyez (ex : « je vois un petit garçon qui saute de partout » « je vois de la peinture par terre ») SANS jugement ni interprétation. En effet, si la personne se sent jugée, rabaissée, elle aura tendance à prendre une position d’auto-défense plutôt que de compréhension. Le dialogue devient alors compliqué.
  2. Sentiment : je décris les sentiments qui me traversent en utilisant le « je » (ex : « j’ai peur que tu te fasses mal » « je suis en colère » )
  3. Besoin : j’énonce mes besoins (ex : « j’ai besoin de travailler / de préparer le repas / de calme »)
    Voici une liste non exhaustive de besoins : besoins physiologique / de bien-être physique, besoins de sécurité, besoins d’empathie / de compréhension, besoins de créativité, besoins d’amour / d’intimité, besoin de jeu / de distraction, besoin de repos / de détente / de récupération,  besoins d’autonomie, besoin de sens / de spiritualité
  4. Demande : je propose une solution avec une demande simple, claire et précise (ex : « peux-tu jouer tranquillement dans ta chambre en attendant que je sois disponible ? » « tu pourras nettoyer avec l’éponge qui est sur le lavabo »)

Toutes les étapes ne sont pas obligatoires et l’ordre n’est pas figé mais ceci constitue une trame pour aider à énoncer le problème et trouver une solution en respectant l’autre et en éprouvant de l’empathie.

Cette méthode peut paraître difficile à mettre en application et utopique (j’ai moi-même eu ces ressentis lors de ma journée de formation). C’est une méthode qui demande beaucoup de patience. Certains enfants (et adultes !) n’ayant pas l’habitude de ce genre de dialogue peuvent avoir des réactions inappropriées mais avec de la persévérance, cette méthode vaut le coup pour que chacun soit écouté et respecté.

On passe d’abord du savoir (compréhension de la méthode) au savoir-faire (avec un peu de pratique) et enfin au savoir-être (quand l’application devient naturelle).

Et surtout, il est important de ne pas se culpabiliser pour les fois où l’on aurait « pas bien appliqué » la méthode mais de se féliciter à chaque fois nous réussissons.

Je vous laisse à votre réflexion et à vos expérimentations…

Blandine LIGNEY
Psychomotricienne

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